Tout est bon pour créer une polémique! Cinquante ans après la signature des Accords d'Evian et du cessez-le-feu, le 19 mars 1962, le débat resurgit, opposant notamment des représentants des rapatriés et harkis à des associations d'anciens combattants.. En effet, «si le 19 mars évoque la joie du retour des militaires français dans leur famille, il marque également l'amorce d'un drame pour les rapatriés, contraints au déracinement, et le début d'une tragédie pour les harkis, massacrés dans les semaines qui suivirent, au mépris des accords d'Evian». Des soldats de l'armée française, leurs familles ainsi que la communauté pied-noir ont, suite au cessez-le-feu, connu un véritable calvaire». Ces associations défendent la date du 5 décembre, fixée «officiellement» en 2003, (quarante et un ans ans de réflexion!) pour rendre hommage aux morts de la guerre d'Algérie. Le 5 décembre ne correspond à aucun événement connu de la guerre d'Algérie, mais c'est la date de l'inauguration, en 2003 par le Président Jacques Chirac, du monument national érigé quai Branly à Paris à la mémoire de tous les soldats morts en AFN de 1952 à 1962. Au contraire, la Fédération nationale des anciens combattants d'Algérie, Maroc, Tunisie (Fnaca) défend quant à elle la date anniversaire du cessez-le-feu du 19 mars 1962 pour rendre hommage aux 30000 soldats français, «pour la plupart des appelés», tombés en Afrique du nord.
La polémique prendra fin lorsque les mémoires humaines capables d'évoquer cette guerre inutile et meurtrière, auront disparu. Mais ça occupe les vivants de penser aux Morts!
Mais les dates des «cessez le feu» ou des inaugurations de monuments commémoratifs, ne marquent pas la fin d'hostilités et de leurs conséquences.
Il me souvient, dans mon enfance, de tous ces mutilés, estropiés, gueules cassées, unijambistes, gazés à l'ypérite, qui continuaient des années après, dans une souffrance incessante, à vivre «Leur Guerre» de 1914-18. Pendant combien d'années?
Mais voilà que le comble de la stupidité vient d'être atteint, ces jours derniers.
Un pauvre bougre fusillé «pour l'exemple» en 14-18 vient d'être... réhabilité!
Alors 19 mars ou 5 décembre, peu importe. Les guerres ne cessent pas le jour où les Etats-Majors décident que les armes doivent se taire!
La polémique prendra fin lorsque les mémoires humaines capables d'évoquer cette guerre inutile et meurtrière, auront disparu. Mais ça occupe les vivants de penser aux Morts!
Mais les dates des «cessez le feu» ou des inaugurations de monuments commémoratifs, ne marquent pas la fin d'hostilités et de leurs conséquences.
Il me souvient, dans mon enfance, de tous ces mutilés, estropiés, gueules cassées, unijambistes, gazés à l'ypérite, qui continuaient des années après, dans une souffrance incessante, à vivre «Leur Guerre» de 1914-18. Pendant combien d'années?
Mais voilà que le comble de la stupidité vient d'être atteint, ces jours derniers.
Un pauvre bougre fusillé «pour l'exemple» en 14-18 vient d'être... réhabilité!
Alors 19 mars ou 5 décembre, peu importe. Les guerres ne cessent pas le jour où les Etats-Majors décident que les armes doivent se taire!
saperlotte