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Fukushima : Naoto Kan sans connaissance d'un système de prévision environnementale..
28 février 2012
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Une commission d'enquête sur Fukushima vient de révéler que le Premier ministre japonais ne connaissait pas l'existence d'un système informatisé de prévision des informations d'urgences environnementales (SPEEDI). Ce système a été inventé pour calculer la propagation radioactive et prédire son évolution. Cela aurait certainement permis de prendre de bonnes décisions et ainsi mieux informer la population lors de la catastrophe de mars dernier.
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Naoto Kan et quelques ministres ont depuis reproché au ministère des Sciences, de n'avoir pas révélé ces informations. Yukio Edano, ex-secrétaire général du Gouvernement, a indiqué à la NHK qu'il avait entendu parler de ce système le 15 mars 2011, soit quatre jours après la catastrophe. Ce sont les bureaucrates qui auraient décidé de ne pas parler du SPEEDI au Gouvernement. Ils se défendent en expliquant que le manque de données sur la catastrophe n'avait pu permettre de lancer des prévisions.
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Cependant Tetsuo Saito, ancien ministre de l'Environnement, révélait en juin 2011 que le Gouvernement avait bien connaissance de ce système, mais qu'il n'a pas voulu s'en servir au début de la crise afin d'éviter la panique. Quelques semaines plus tard, une déclaration du ministre en charge de la crise, Goshi Hosono est venu confirmer ces propos. En effet, les premiers jours, les cartes que sortait le système variaient plusieurs fois dans la journée en fonction de l'orientation du vent. Le bureau du Premier ministre lui-même aurait dissimulé les résultats de peur de reconnaitre la gravité de la situation.
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Il parait difficile de croire, que dans ces circonstances, le Premier ministre n'ait eu connaissance de l'existence de ce système.
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http://www.japoninfos.com/fukushima-naoto-kan-sans-connaissance-dun-systeme-de-prevision-envitonnementale.html
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Le réacteur 3 de la centrale d'Ohi à l'ouest du Japon a été relancé dimanche 1er juillet malgré l'opposition de citoyens traumatisés, marquant ainsi le retour de l'énergie nucléaire sur l'archipel depuis le désastre atomique de Fukushima en mars 2011 et la fin d'une brève période sans énergie nucléaire.
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Vendredi 6 juillet :

• Comme tous les vendredis maintenant, nouvelle manifestation de masse devant la résidence du premier ministre. De plus en plus de personnalités s'y montrent. Le slogan est toujours le même "saïkadô hantaï" (再稼働反対), non au redémarrage. Pas de chiffres sur le nombre de participants pour le moment. La semaine dernière, le premier ministre se serait plaint du bruit...
Rappelons que ce genre de mouvement est complètement nouveau au Japon. Les dernières manifestations de masse datent des années 70.

28% des employés de TEPCo n'étaient pas informés de la dose reçue. C'est 24% pour les principaux sous-traitants et 35% pour les sous-sous-traitants.
Dans la partie libre expression de l'enquête, remplie par 40% des répondants, beaucoup se plaignent du manque d'information. Les travailleurs n'ayant pas des postes importants n'ont jamais été informés que le refroidissement était perdu.
Enfin, la plupart de ces travailleurs n'avaient jamais été entraînés pour intervenir dans une situation accidentelle.

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• Selon le rapport de la commission d'enquête parlementaire sur l'accident de Fukushima, l'information qu'il y avait un problème à la centrale de Fukushima a mis du temps à atteindre les populations. Une enquête auprès de 10 000 évacués a révélé qu'à 22h le 11 mars, seulement 15% des habitants d'Ôkuma et de Futaba savaient qu'il y avait des problèmes à la centrale nucléaire. Pourtant, à 21h23, le premier ministre avait ordonné l'évacuation dans un rayon de 3 km et le confinement dans un rayon de 10 km.
Plus de 80% des des habitants des 12 municipalités situées dans un rayon de 20 km, ne savaient pas non plus. Dans certaines municipalités, il faudra attendre 10h le 13 mars, soient 2 jours, pour que la moitié de la population soit prévenue.
L'ordre d'évacuation a été étendu à 10 km le 12 mars à 5h44. A 6h le même jour, seulement 36% des habitants d'Ôkuma et 29% de Futaba savaient qu'il y avait un accident nucléaire.
Il a été étendu à 20 km à 18h25. A 19h, un tiers des habitants de Minami-Sôma ne savaient rien et 60% de ceux d'Iitaté.
Comme nous l'avons déjà dit, plus de 60% des habitants des municipalités les plus proches (Namié, Futaba, Ôkuma, Naraha, Tomioka et Hirono) ont dû évacuer plus de 4 fois. Plus de 20% plus de 6 fois. Un tiers des habitants de Namié ont dû changer de place plus de 6 fois.
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(Il manquait cet extrait dans le message précédent : 2ème paragraphe après la phrase en bleu :)

• Selon le rapport de la commission d'enquête parlementaire sur l'accident de Fukushima, les travailleurs qui sont restés sur le site au début de la catastrophe n'avaient quasiment aucune information sur les risques encourus. La commission a interrogé environ 5 500 intervants et a reçu une réponse de 44% d'entre eux. 83% des employés de TEPCo sont restés au debut de l'accident. C'est 28% pour les principaux sous-traitants et 14% pour les sous-sous-traitants. 47% des employés de TEPCo étaient informé des dangers par TEPCo, mais 95% des principaux sous-traitants et 98% des sous-sous-traitants n'avaient aucune information.
47% des employés de TEPCO qui sont intervenus durant le premier mois ont déclaré qu'il n'y avait qu'un dosimètre par équipe. C'est 48% pour les principaux sous-traitants et 54% pour les sous-sous-traitants.
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Vendredi 6 juillet :
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• Selon le rapport de la commission d'enquête parlementaire sur l'accident de Fukushima, les travailleurs qui sont restés sur le site au début de la catastrophe n'avaient quasiment aucune information sur les risques encourus. La commission a interrogé environ 5 500 intervants et a reçu une réponse de 44% d'entre eux. 83% des employés de TEPCo sont restés au debut de l'accident. C'est 28% pour les principaux sous-traitants et 14% pour les sous-sous-traitants. 47% des employés de TEPCo étaient informé des dangers par TEPCo, mais 95% des principaux sous-traitants et 98% des sous-sous-traitants n'avaient aucune information.
47% des employés de TEPCO qui sont intervenus durant le premier mois ont déclaré qu'il n'y avait qu'un dosimètre par équipe. C'est 48% pour les principaux sous-traitants et 54% pour les sous-sous-traitants.
28% des employés de TEPCO n'étaient pas informés de la dose reçue. C'est 24% pour les principaux sous-traitants et 35% pour les sous-sous-traitants.
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Dans la partie libre expression de l'enquête, remplie par 40% des répondants, beaucoup se plaignent du manque d'information. Les travailleurs n'ayant pas des postes importants n'ont jamais été informés que le refroidissement était perdu.
Enfin, la plupart de ces travailleurs n'avaient jamais été entraînés pour intervenir dans une situation accidentelle.
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Source post précédent :
http://www.acro.eu.org/chronoFukushima.html
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Jeudi 5 juillet :
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La commission d'enquête parlementaire sur l'accident de Fukushima a présenté son rapport aujourd'hui. Il est disponible en ligne en japonais ici. Un résumé en anglais est aussi disponible. Le rapport complet sera aussi disponible en anglais prochainement.
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Le message principal mis en avant lors de la conférence de presse a été de réaffirmer qu'il s'agit d'un accient d'origine humaine et pas une catastrophe naturelle. TEPCo aurait dû envisager un tsunami de plus grande hauteur. Les autorités auraient dû imposer des mesures de protection plus contraignantes. Des évidences... Et de critiquer le système fermé de collusion entre les exploitants et les autorités. TEPCo aurait demandé de reporter la mise en place de mesures de sûreté complémentaires car cela ferait baisser le rendement de ses installations. La NISA a accepté. Le rapport va jusqu'à mentionner que les rôles étaient inversés et que la NISA était l'esclave des exploitants.
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La gestion de la crise par l'exploitant et les autorités est aussi sévèrement critiquée. Ils n'étaient pas préparés à faire face à un accident nucléaire. La commission critique en particulier l'ordre de confinement pendant 10 jours qui est intenable, suivi par la suggestion d'évacuer volontairement la zone comprise entre 20 et 30 km. Le gouvernement s'est défaussé de ses responsabilités sur les habitants et n'a pas mis en place des moyens pour aider à l'évacuation. Le rapport est aussi cinglant pour les autorités régionales et le corps médical, rappelant qu'une soixantaine de personnes qui étaient alitées sont décédées lors de l'évacuation de la zone des 20 km. Et de pointer du doigt la non distribution de comprimés d'iode. Il critique aussi la limite de 20 mSv par an, qu'il juge trop élevée, en particulier pour les femmes enceintes et les enfants.
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